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Le Marais juif, le quartier du Pletzl
Le Marais juif, ou Pletzl — limites, rue des Rosiers, synagogue de la rue Pavée, jardin caché, shabbat et dimanche, métro et hôtels proches. Vérifié en octobre 2026.
Les limites d’un quartier d’usage
Le Marais juif n’a pas de frontière administrative : c’est un découpage d’usage dans le nord du quartier Saint-Gervais. Il s’étend entre la rue des Francs-Bourgeois au nord et la rue de Rivoli au sud, de la rue Vieille-du-Temple et de la rue du Temple, à l’ouest, jusqu’aux rues Malher et Pavée, à l’est. Son cœur est la rue des Rosiers, trois cents mètres où se sont installés, entre 1881 et 1914, quelque 20 000 Juifs d’Europe de l’Est, selon Wikipédia ; le falafel y est associé depuis 1979 et des boutiques de mode et de luxe y remplacent peu à peu les commerces traditionnels depuis les années 1980.
Ce que l’on voit
- La rue des Rosiers. Synagogues, boulangerie, librairies et falafels ; on l’explore avec notre guide de la rue et notre page sur les falafels du Marais.
- La synagogue de la rue Pavée. Une façade Art nouveau signée Hector Guimard, en 1913.
- Le jardin des Rosiers–Joseph-Migneret. Un jardin caché en cœur d’îlot, entre la rue des Rosiers et la rue des Francs-Bourgeois.
- L’hôtel de Lamoignon. L’hôtel d’Angoulême-Lamoignon, au 24 rue Pavée, abrite la Bibliothèque historique de la Ville de Paris ; la station Saint-Paul est à environ 200 m.
- Le mémorial de la Shoah. À consulter dans notre guide du Mémorial.

Photo : Chabe01, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Une brève histoire du quartier
Selon Wikipédia, une présence juive est attestée ici dès le XIIIe siècle, dans une rue d’abord appelée rue des Juifs, devenue rue Ferdinand-Duval en 1900. « Pletzl », le surnom du quartier, signifie « petite place » en yiddish et renvoie au secteur de la place Saint-Paul. Des juifs ashkénazes fuyant les persécutions arrivent en France de plus en plus nombreux à partir de 1881, pour la plupart de langue yiddish, venus de Roumanie, de Russie et d’Autriche-Hongrie.
La synagogue de la rue Pavée, construite par Hector Guimard en 1913, a été dynamitée dans la nuit du 2 au 3 octobre 1941, pendant la veillée de Yom Kippour, par des collaborateurs d’extrême droite, puis partiellement restaurée. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis le 4 juillet 1989 et c’est le seul édifice religieux dessiné par Guimard ; elle n’est pas ouverte aux visites ordinaires, mais ouvre lors d’occasions particulières comme les Journées du patrimoine. Elle se trouve au 10 rue Pavée, sur une parcelle de 5 mètres de large pour 23 de long, ce qui explique une façade de 12 mètres élevée sur des fenêtres étroites et des pilastres continus. Lors de la rafle du Vél’ d’Hiv, le 16 juillet 1942, des arrestations ont eu lieu dans le quartier, et 165 élèves de l’école élémentaire des Hospitalières-Saint-Gervais sont morts dans les camps nazis. Pour les noms et l’histoire en détail, le Mémorial de la Shoah est à 346 mètres du milieu de la rue des Rosiers.
Les distances depuis la rue des Rosiers
Depuis le milieu de la rue des Rosiers, ce sont des distances à vol d’oiseau entre des coordonnées de nos données ; les temps suivent notre coefficient habituel de 1,3 à 80 mètres par minute.
- Bibliothèque historique de la Ville de Paris, dans l’hôtel de Lamoignon : 162 mètres, environ 3 minutes.
- Musée Cognacq-Jay : 185 mètres, environ 4 minutes.
- Musée Carnavalet : 246 mètres, environ 4 minutes.
- Église Saint-Paul-Saint-Louis : 314 mètres, environ 6 minutes.
- Mémorial de la Shoah : 346 mètres, environ 6 minutes.
- Musée Picasso : 350 mètres, environ 6 minutes.
- Musée de la Chasse et de la Nature : 486 mètres, environ 8 minutes.
- Musée d’art et d’histoire du Judaïsme : 508 mètres, environ 9 minutes.
Organiser une journée dans le quartier
Le samedi est le jour à prévoir avec soin : le Mémorial de la Shoah est fermé, et de nombreux commerces et restaurants casher ferment du vendredi soir au samedi soir, tandis que les boutiques de mode restent ouvertes. Le dimanche est le jour le plus fréquenté, avec la rue des Rosiers piétonne et des files devant les comptoirs de falafel : les musées sont alors un usage plus calme du dimanche, le mahJ ouvrant à 10 h le week-end et le Mémorial proposant une visite guidée gratuite à 15 h. En semaine, la nocturne du jeudi jusqu’à 21 h au Mémorial et celle du mercredi au mahJ, à partir du 15 octobre 2026, offrent deux options en soirée.
Y aller
Saint-Paul (ligne 1) est la station la plus proche de la rue des Rosiers, à environ 239 mètres à vol d’oiseau. Hôtel de Ville (lignes 1 et 11) est à environ 580 mètres, Rambuteau (ligne 11) à environ 628 mètres et Pont Marie (ligne 7) à environ 434 mètres.
Trois adresses derrière les façades
Le jardin. Le jardin des Rosiers–Joseph-Migneret couvre 2 135 mètres carrés ; il a été créé en 2007 et achevé en 2014, selon Wikipédia. Il porte le nom de Joseph Migneret (1888-1949), directeur de l’école élémentaire des Hospitalières-Saint-Gervais et résistant qui sauva de nombreux enfants de la déportation. Le jardin réunit trois parcelles d’anciennes propriétés privées, avec une aire de jeux, des jardins partagés et une tour de l’enceinte de Philippe Auguste restaurée en 2014. L’entrée principale est au 10 rue des Rosiers.
La bibliothèque de l’hôtel de Lamoignon. L’hôtel du 24 rue Pavée a été bâti vers 1559-1560 pour François de Pisseleu, puis est passé en 1584 à Diane de France, enfin à la famille Lamoignon, qui y a reçu Madame de Sévigné, Boileau et Racine. Antoine Moriau a légué 14 000 volumes à la Ville en 1759 et la bibliothèque a ouvert au public en 1763. La Ville a acheté l’hôtel en 1928, et la Bibliothèque historique de la Ville de Paris y est installée depuis 1969. L’hôtel est protégé au titre des monuments historiques depuis 1937.
La synagogue. Guimard l’a construite en 1913-1914 pour Agoudas Hakehilos, association issue de neuf sociétés orthodoxes d’origine essentiellement russe ; elle a été inaugurée le 7 juin 1914.
Le rythme de la semaine
Les commerces casher suivent le shabbat et sont souvent fermés du vendredi soir au samedi soir ; le dimanche est le jour d’affluence. Le secteur étant dans la zone touristique internationale du Marais, les boutiques peuvent ouvrir le dimanche et en soirée. Autour de la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie et de la rue Vieille-du-Temple, les bars et restaurants LGBT+ se concentrent ; sous l’effet des loyers, une partie de ces commerces a été remplacée par des boutiques de marque. Voir aussi notre carte du Marais gay.

Photo : Chabe01, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Y dormir
La liste de nos hôtels classés par distance depuis la rue des Rosiers se trouve dans nos hôtels rue des Rosiers. Le plus proche est l’Hôtel Dupond-Smith, à 184 m à vol d’oiseau ; la page hôtels du 4e arrondissement donne le reste.
Histoire et faits distinctifs
- La synagogue de la rue Pavée, au 10, œuvre Art nouveau d’Hector Guimard bâtie en 1913, a été dynamitée dans la nuit du 2 au 3 octobre 1941, pendant la veillée de Yom Kippour, par des collaborateurs d’extrême droite, selon Wikipédia, puis partiellement restaurée ; elle est inscrite aux monuments historiques. Source : fr.wikipedia.org
- Le jardin des Rosiers–Joseph-Migneret, caché à l’intérieur de l’îlot, s’ouvre au 10 rue des Rosiers et par la cour de l’hôtel de Coulanges, 35-37 rue des Francs-Bourgeois. Source : fr.wikipedia.org
- La rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, longue de 330 m, est le cœur historique du Marais LGBT+ depuis les années 1980, avec bars, restaurants et librairies. Source : fr.wikipedia.org
Questions fréquentes
Où se trouve le quartier juif du Marais ?
Dans la partie nord du quartier administratif Saint-Gervais, au 4e arrondissement : la rue des Francs-Bourgeois au nord, les rues Vieille-du-Temple et du Temple à l’ouest, les rues Malher et Pavée à l’est, la rue du Roi-de-Sicile et la rue de Rivoli au sud. C’est un découpage d’usage, non administratif.
Pourquoi l’appelle-t-on le Pletzl ?
Nos sources emploient ce nom pour le quartier juif historique, dont la rue des Rosiers est le cœur, sans en donner l’étymologie ; nous ne l’expliquons donc pas ici.
Vaut-il mieux venir le dimanche ou le samedi ?
Le dimanche est le jour d’affluence : la rue des Rosiers est alors piétonne depuis 2006. Les commerces casher suivent le rythme du shabbat et sont souvent fermés du vendredi soir au samedi soir. Les horaires se vérifient commerce par commerce.
Les boutiques peuvent-elles ouvrir le dimanche ?
Oui, le secteur est entièrement dans la zone touristique internationale « Le Marais », où les boutiques peuvent ouvrir le dimanche et en soirée.
Quelle station de métro choisir ?
Saint-Paul (ligne 1) est la plus proche ; on peut aussi descendre à Hôtel de Ville (lignes 1 et 11), Rambuteau (ligne 11) ou Pont Marie (ligne 7).
Que veut dire Pletzl ?
C’est le mot yiddish pour « petite place ». Il désigne le quartier juif historique du Marais, organisé autour de la place Saint-Paul, selon Wikipédia.
Quels musées font partie du quartier juif ?
Le musée d’art et d’histoire du Judaïsme, à 508 mètres de la rue des Rosiers, et le Mémorial de la Shoah, à 346 mètres. Tous deux sont décrits sur leur propre page.
Que s’est-il passé pour la synagogue de la rue Pavée ?
Construite par Hector Guimard en 1913, elle a été dynamitée dans la nuit du 2 au 3 octobre 1941, pendant la veillée de Yom Kippour, par des collaborateurs d’extrême droite, puis partiellement restaurée ; elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1989.
Quelle est la station de métro la plus proche du quartier juif ?
Saint-Paul, sur la ligne 1, à environ 239 mètres du milieu de la rue des Rosiers à vol d’oiseau. Hôtel de Ville, sur les lignes 1 et 11, est à environ 580 mètres.
Le quartier juif du Marais est-il ouvert le samedi ?
Les rues le sont, mais de nombreux commerces et restaurants casher ferment du vendredi en fin d’après-midi au samedi soir, et le Mémorial de la Shoah est fermé toute la journée du samedi. Les boutiques de mode restent ouvertes.